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[FR]
Née en 1979 à Tbilisi en Géorgie, Rusudan Khizanishvili a étudié au Nikoladze College Of Art puis à la Tbilisi State Academy of Art, dont elle est diplômée depuis 2005. Elle vit et travaille dans sa ville natale. En 2015, elle a représenté la Géorgie à la 56e Biennale de Venise, aux côtés de cinq autres artistes. Ses peintures proposent un univers pictural singulier qui transcende la vérité de la religion sacrée et la réalité du monde séculier. Khizanishvili invite les spectateurs à traverser des portails à plusieurs niveaux d’interprétation, guidés par des personnages et créatures anthropomorphiques faisant le trait d’union entre les cultures, les nations, les époques et les identités.
Rusudan Khizanishvili puise une partie de son inspiration dans la culture traditionnelle géorgienne : iconographie chrétienne, histoire et folklore géorgien. Ayant grandi dans la Géorgie post-soviétique, sa mémoire est également empreinte de l’histoire troublée de cette région. Elle se sent tout aussi proche de l’école occidentale de peinture : le fauvisme parisien, Leipzig avec Neo Rauch et Rosa Loy, ou encore Adrian Ghenie, Paula Rego, Alice Neel… Elle cite également Louise Bourgeois, Nick Cave et Sarah Lucas comme des sources d’inspiration majeures dans son travail. Enfin, la présentation généralement théâtrale de ses personnages pourrait être un élément qui relie ses œuvres à la Géorgie, car le théâtre y est très présent. C’est donc à partir de toutes ces ressources que Rusudan Khizanishvili met en scène ses compositions et dépeint une réalité altérée par des éléments mystiques. C’est aussi pour renforcer une imagerie éthérée qu’elle ne s’impose aucune limite dans ses choix chromatiques : elle peint avec ses émotions, et les couleurs sont ses ondes cérébrales.
Ses peintures représentent des mondes oniriques, mystérieux et cachés, où prennent vie des créatures hybrides et chimériques lui permettant d’explorer les sujets de la mémoire culturelle, de l’exploration de soit, du corps de la femme ou encore des mythes. Des notions chères à l’artiste puisqu’elle les considère essentielles à la société pour que cette dernière puisse se comprendre, pour nous guider d’une manière subtile et archétypale. Elle s’intéresse également au concept de transhumanisme et à la recherche d’archétypes, en représentant des humains qui se transformant en une nouvelle espèce et qui, après résurrection, s’en vont, affamés par la réalité numérique, se réfugier dans des réserves naturelles.
Le rôle des femmes est également essentiel dans ses oeuvres, sans pour autant en faire une obsession. Sa conscience féministe vient probablement du fait d’avoir été élevée par une mère seule dans une société patriarcale, tandis que sa carrière artistique s’est développée en dépit des limites traditionnelles imposées aux femmes en Géorgie. S’inspirant des déesses gréco-romaines et de l’héritage de la Reine Tamar, à qui la Géorgie doit son âge d’or, les peintures de Rusudan Khizanishvili proposent un univers centré sur la figure féminine qui se développe autour de la notion de protection. La plupart de ses personnages féminins portent des costumes aux motifs ornementaux élaborés, semblables à ceux de personnages mythiques ou oniriques. Elle incorpore dans son travail des métaphores de la féminité (l’utérus, la femme et l’enfant) et utilise les armures et les insignes habillant ses personnages comme une protection symbolique de leurs attributs physiques, comme un talisman.
[ENG]
Born in 1979 in Tbilisi, Georgia, Rusudan Khizanishvili studied at the Nikoladze College of Art and later at the Tbilisi State Academy of Art, from which she graduated in 2005. She lives and works in her hometown. In 2015, she represented Georgia at the 56th Venice Biennale, alongside five other artists.
Her paintings present a unique pictorial universe that transcends the truth of sacred religion and the reality of the secular world. Khizanishvili invites viewers to pass through portals with multiple layers of interpretation, guided by anthropomorphic characters and creatures that bridge cultures, nations, eras, and identities.
Rusudan Khizanishvili draws part of her inspiration from traditional Georgian culture: Christian iconography, Georgian history, and folklore. Growing up in post-Soviet Georgia, her memory is also shaped by the troubled history of the region. She feels equally close to Western painting schools: Parisian Fauvism, Leipzig with Neo Rauch and Rosa Loy, or even Adrian Ghenie, Paula Rego, Alice Neel… She also cites Louise Bourgeois, Nick Cave, and Sarah Lucas as major influences in her work. Finally, the often-theatrical presentation of her characters might be a link between her work and Georgia, where theater plays a prominent role. It is from all these resources that Rusudan Khizanishvili stages her compositions and depicts a reality altered by mystical elements. To reinforce an ethereal imagery, she imposes no limits on her color choices: she paints with her emotions, and colors are her brainwaves.
Her paintings depict dreamlike, mysterious, and hidden worlds where hybrid and chimeric creatures come to life, allowing her to explore themes of cultural memory, self-exploration, the female body, and myths. These are notions dear to the artist, as she considers them essential for society to understand itself and to subtly and archetypically guide us. She is also interested in the concept of transhumanism and the search for archetypes, representing humans transforming into a new species who, after resurrection, retreat to nature reserves, hungry for reality after their experience in the digital realm.
The role of women is also essential in her work, though not an obsession. Her feminist consciousness likely stems from being raised by a single mother in a patriarchal society, while her artistic career developed despite the traditional limitations imposed on women in Georgia. Drawing inspiration from Greco-Roman goddesses and the legacy of Queen Tamar, to whom Georgia owes its golden age, Rusudan Khizanishvili’s paintings offer a universe centered around the feminine figure, developed through the notion of protection. Most of her female characters wear elaborately patterned costumes, resembling mythological or dreamlike figures. She incorporates metaphors of femininity (the womb, mother and child) in her work and uses the armor and insignia adorning her characters as a symbolic protection of their physical attributes, like a talisman.
Rotko Muzejs, Daugavpils (Latvia)
Breus Foundation, Moscow
MONA – Museum of Old and New Art, Hobart, Tasmania (Australia)
National Museum of Georgia, Tbilisi
Oni Local Museum, Oni (Georgia)
Stefan Simchowitz Collection, Los Angeles
2026
Parnü Kunstnike Maja (Parnü City Artists House), Parnü (Estonie)
CAM Galería, Mexico
2025
La Chapelle Saint Antoine, Naxos
2024
CCA Andratx, Majorque
2023
Bedstuy Art Residency, Brooklyn
2022
Istanbul Art Residency, commissaire Beral Madra 2021 Soria Art Residency, Almarza (Espagne)
2018
Bald Head Island Art Colony, Caroline du Nord (US) 2016 CAB Gallery Art Residency, Amman
2013
Mark Rothko Residency, Daugavpils, Lettonie
2026
Galerie Kornfeld, Berlin – ‘Double Exposure‘ – Solo show
Bienal Del Agua, Cascais (Portugal), 1st Edition – Traces of Water – Group show in the Estoril Congress Center curated by Demetrio Papa
Kiaf, Seoul – Représentée par Galerie Kornfeld
ZonaMaco, Mexico – Représentée par CAM Galería et Galerie Kornfeld
ARCO, Madrid – Représentée par Window Project
CAM Galería, Mexico – ‘Sacrificial Rites‘ – 2-person show avec Chucho Reyes, commissariat : Nina Chkareuli
2025
TBC Concept Gallery, Tbilisi – ‘Personal Iconography’ – Solo show, commissariat : Irena Popiashvili
Seojung Art Gallery, Busan – ‘Not By Myself In The Dining Room’ – Solo show
Asia Now, Paris – Représentée par Galerie LJ
Galerie Kornfeld, Berlin – ‘Trust Issues’ – Group show, commissariat : Nina Mdivani
VIMA, Limassol (Chypre) – Représentée par Windows Project
2024
Galerie LJ, Paris – ‘The Great Disappearing Act’ – 2-person show avec Agathe Brahami Ferron
Asia Now, Paris, 2-person show – Représentée par Galerie LJ
Window Project, Tbilisi – ‘Mothership‘ – 2-person show avec Uta Bekaia
Baró Galeria, Palma de Mallorca – ‘Disobedient Bodies: Without Gods, Patrons or Mysteries’ – Group show, commissariat : Rolando J. Carmona
Pen + Brush, New York – ‘Hit Me With Your Best Shot’ – Group show, commissariat : Nina Mdivani
Art Paris, Paris – Représentée par Galeria Mimmo Scognamiglio
Art Busan, Busan – Représentée par Seojung Art Gallery
ZonaMaco, Mexico – Représentée par Window Project
Arte Fiera, Bologna – Représentée par Galeria Mimmo Scognamiglio
2023
Seojung Art, Seoul – ‘Velvet Armor’ – Solo show
Antico Mercato di Ortigia, Syracuse (Sicile) – ‘Medea: il mito nell’arte contemporanea’ – Group show, commissariat : Demetrio Paparoni
KIAF, Seoul – Représentée par Galerie Kornfeld
Annarumma Gallery, Naples – ‘Emotional Rescue’ – Group show
HAGD Contemporary, Aalborg (Danemark) – ‘Dear Dream, Dear Dread’ – Group show
Untitled, Miami – Représentée par Galerie Kornfeld
2022
Galerie Kornfeld, Berlin – ‘Beauty and the Beast’ – Solo show
Expo Chicago, Chicago – Représentée par Galerie Kornfeld
Art Busan, Busan – Représentée par Galerie Kornfeld
KIAF, Seoul – Représentée par Galerie Kornfeld
Galerie Kornfeld, Berlin – ‘Blick zurück nach vorn’ – Group show
Galerie Anita Beckers, Francfort – ‘Im Namen der Hose’ – Group show
2021
Window Project, Tbilisi – ‘Of Goddesses and Women’ – Solo show
KIAF, Seoul – Représentée par Galerie Kornfeld
Untitled Miami, Miami Beach – Représentée par Galerie Kornfeld
Beers, Londres – ‘WÜNDER WOMXN: THE FEMALE FIGURATIVE’ – Group show
Nil Gallery, Paris – ‘Fly Me to the Moon’ – Group show
2020
68 Projects by Galerie Kornfeld, Berlin – ‘Rooms & Beings’ – Solo show, commissariat : Nina Mdivani
Window Project, Tbilisi – ‘Let Me Read Your Sacral Thoughts’ – Solo show, commissariat : Nina Mdivani,
Assembly Room, New York – ‘New York Meets Tbilisi: Deoning Otherness’ – Solo show
Expo Chicago, Chicago – Représentée par Galerie Kornfeld
Window Project, Tbilisi – ‘Group exhibition’ – Group show, commissariat : Domenico De Chirico
MoMA, Tbilisi – ‘In Search Of The Miraculous’ – Group show
68 Projects, Berlin – ‘Ab-Und Zusagen’ – Group show
2019
Museum of Fine Art, Nalchik (Russie) – ‘Book Of Imaginary Beings’ – Solo show
Contemporary Art Space (CAS), Batumi – ‘Re-Production Show’ – Group show
Bait Al Zubair Museum, Muscat – Group show
Delphian Gallery, Londres – ‘Divergent Motion’ – Group show
Tbilisi State Silk Museum,Tbilisi – ‘In Situ/In Vivo’ – Group show
MoMA, Tbilisi – ‘Image and Likeness’ – Group show
Galerie Halle, Vienne – ‘Drei Künstlerinnenausdem Land des goldenen Flieses’ – Group show
New Image Art, Santa Monica – ‘Rusudan Khizanishvili and KC Ortiz’ – 2-person show
2018
Rotko Muzejs, Daugavapils (Lettonie) – ‘Conversion Device’ – Solo show
Oni Local Museum, Oni (Géorgie) – ‘Rusudan Khizanishvili’ – Solo show
Villa Wessel, Iserlohn (Allemagne) – ‘King Is Female: 3+1’ – Group show
Allouche Gallery, New York – ‘Summer Show’ – Group show
2017
Artstudios, Amsterdam – ‘Imaginary World Breed’ – Solo show
Germany Fabelwelten Galerie Am RotenHof, Vienne – ‘Kunsthaus Summerau’ – Solo show
2016
Galerie Am RotenHof, Vienne – ‘Rusudan Khizanishvili’ – Solo show
Upstream Gallery, New York – ‘Paperworks’ – Group show
CAB Gallery, Amman – ‘Residency Show’ – Group show
2015
Georgian National Museum of History, Tbilisi – ‘Artist’s Book: Knight in Panther’s Skin’ – Group show
56th Biennale of Contemporary Art, Pavillon de la Géorgie, Venise – ‘Crawling Border’ – Group show, commissariat : Nia Mgaloblishvili
2014
Windham Residency Show, Doha – Group show
2013
Gallery Foresight 32, Amman – ‘Lost Secrets’ – Solo show
Irok Gallery, Horst-Paningen (Pays-Bas) – Group show
Black And White Gallery Foresight 32, Amman – ‘Circle Of Life’ – Group show
2008
Art Gallery, Tbilisi – ‘Rusudan Khizanishvili Kopala’ – Solo show
PUBLICATIONS
Contemporary Lynx, The Voices Shaping Contemporary Asia: 10 Artists to Know from Asia Now 2025, 3 décembre 2025
Forbes, 12 Highlights from the New VIMA Contemporary Art Fair in Cyprus, 22 mai 2025
Monopol, Malerin Rusudan Khizanishvili “Ich muss herausfinden, wie ich in dieser Welt weiterleben kann”, 7 avril 2025
Overstandard, Trust Issues We Are Facing, 20 mars 2025
Hot Coffee Conversations, Hot Coffee with Rusudan Khizanishvili and Uta Bekaia, novembre 2024
Beaux Arts Magazine, Foires off: nos plus belles découvertes d’Asia Now 2024. L’envoûtement de la Géorgienne Rusudan Khizanishvili, 18 octobre 2024
Art Viewer, Rusudan Khizanishvili at Window Project, 1er avril 2021
The Art Gorgeous, Rusudan Khizanishvili Paints Goddesses Inspired by Georgian Women by Art Girls Jungle, 19 avril 2021
Soft Punk, Rusudan Khizanishvili and the Power of Allegory, 5 février 2021
Noah Becker’s Whitehot Magazine of Contemporary Art, Rusudan Khizanishvili: Rooms & Beings by Larissa Kikol, décembre 2020
TUSSLE Magazine, Rooms and Beings: Interview with Rusudan Khizanishvili, novembre 2020
Ante Up the Ante, Poetics of Dissonance: Curator Nina Chkareuli-Mdivani Interviews Artist Rusudan Khizanishvili, 18 novembre 2020
Art Verge, Rusudan Khizanishvili: The Boys in the Room, 24 août 2020
Art Plugged, Rusudan Khizanishvili: Rooms & Beings by Nina Chkareuli-Mdivani, 30 septembre 2020
El Hurón, Entrevista a Rusudan Khizanishwili, 4 juin 2020
XIBT, Rusudan Khizanishvili, Let the Dogs Out: An experimental conversation with four women in three rooms, janvier 2020
Metal Magazine, Rusudan Khizanishvili: Art as a Universal Language by Fraser Currie, janvier 2020
Caucasus Business Week, MOMA Tbilisi and Window Project to Present New Exhibition “In Search of the Miraculous”, janvier 2020
Flock, Rusudan Khizanishvili: Interview and Gallery, janvier 2020
Heinrich Bell Foundation, Woman’s Identity in the Georgian Visual Art: Pagava, Iankoshvili, Kvesitadze, Khizanishvili by Nina Mdivani, 26 février 2019
Oubliette Magazine, Interview of Alessandro Cortese to Rusudan Khizanishvili: To Trap Demons by Alessandro Cortese, 2 janvier 2017
Paperless Tiger, Iron and Glass: Georgia Crawling Border – Biennale 2015, 30 juin 2015
Arte, Crawling Border: the Georgian Pavilion at The 56th Venice Biennale, mai 2015
Google Arts & Culture, Georgia – Biennale Arte 2015, mai 2015
La Biennale, Biennale Art 2015: National Participations, avril 2015
















